Naissance dans la pauvreté …Jeunesse pleine d’activités créatrices … trahison …sauvegarde dans la détresse … exil en Sibérie …proximité de la mort… miraculeuse renaissance.

Il y a de quoi construire un roman étonnant ou une biographie fascinante. En réalité, ce sont des éléments de l’histoire vécue par les membres d’une communauté religieuse fondée en Pologne, il y a trois siècles: la Congrégation des Pères et des Frères Mariens de l’Immaculée Conception. Depuis plus de trois siècles, à travers les événements difficiles de l’histoire, sans bruit ni éclat.

Les débuts de l’existence des Mariens sont liés à l’époque de l’histoire de la Pologne fortement marquée par l’image des incendies et les bruits de guerre. C’est une époque si bien décrite par un illustre écrivain polonais Henri Sienkiewicz dans sa « Trilogie »: les guerres contre les Cosaques, le siège de Czestochowa par les Suédois, la bataille de Vienne contre les Turcs remportée par la coalition chrétienne bien secourue par le roi de Pologne Jean III Sobieski.

A cette époque agitée, en 1631, est né dans un petit village du sud de la Pologne Jean Papczynski, connu plus tard sous le nom du Père Stanislas à Jésus Marie, le futur fondateur de la Congrégation des Mariens. Le 13 juin 1992 le Siège Apostolique reconnut que le Père Papczynski exerça dans sa vie les vertus au niveau héroïque et lui attribua le titre de »vénérable. » Il sera béatifié le 16 Septembre 2007 dans la basilique de Lichen.De son village natal, où il aurait pu passer une vie paisible. Dieu l’appela à un grand destin. En 1654, le jeune Papczynski entra dans l’Ordre des Piaristes et embrassa la vie religieuse en tant que premier polonais de l’Ordre. Durant de longues années il travailla dans la région de Mazovie, près de Varsovie, la capitale de la monarchie Polono-Lituanienne.

La Pologne, à cette époque, est située au centre de l’Europe. Elle s’étendait entre la mer Baltique et la mer Noire et devint le terrain de fréquents conflits armés. Pratiquement, les guerres durèrent tout le XVIIe et tout le XVIIIe siècles. De nombreux ennemis convoitaient le trône de la Pologne et son territoire : les Turcs, les Russes, les Suédois, les Prussiens et finalement aussi les Autrichiens, ses anciens alliés. La ville même de Varsovie fut plusieurs fois assiégée, sa région pillée et détruite par différentes armées. En vivant dans cette époque difficile, le Père Papczynski apporta le soutien spirituel au gens les plus nécessiteux avec un zélé extraordinaire. Il acquit ainsi le nom d’Apôtre de Mazovie. La région de Mazovie fut le berceau de la nouvelle communauté religieuse. Les historiens fixent la date de fondation en 1673. Cette année-là, au début de l’automne le Père Papczynski commença sa vie religieuse dans un ermitage à Puszcza Korabiewska (Forêt de Korabiew) près de Skierniewice, appelée aujourd’hui Puszcza Marianska (Forêt Marienne).

Après 19 années passées chez les piaristes, poussé par une inspiration divine, il voulut fonder une nouvelle communauté religieuse consacrée à la dévotion de l’Immaculée Conception dans l’Eglise. Le Père Papczynski fut formé à la profonde piété mariale dès son enfance familiale. Sa décision fut certainement influencée par son héritage culturel, religieux et historique, notamment a piété mariale du peuple polonais. Cette dévotion fut renforcée par deux facteurs. Le premier est la miraculeuse repoussée des attaque l’armée suédoise contre le principal sanctuaire marial polonais à Jasna Gora (Claire montagne= à Czestochowa qui sonna le début de la reconquête de la Pologne. Le deuxième fut la consécration du Royaume à la Vierge Marie par le roi Jean Casimir en reconnaissance de la miraculeuse protection durant la guerre contre les Suédois. Le roi donna à la Vierge Marie le titre de Reine de la Pologne.

La dévotion mariale du père Papczynski se focalisait spécialement sur le mystère de l’Immaculée Conception. Il écrivit deux siècles avant la proclamation officielle du dogme de l’Immaculée Conception: « Je crois à tout, ce que croit la Sainte Eglise Catholique, mais avant tout je confesse que la Vierge Marie fut conçue sans péché originel. » Ce privilège de la Vierge Marie fut très cher au Père Papczynski. Il en parlait beaucoup dans ses homélies et dans ses écrits. Pour suivre l’ancienne tradition des chevaliers prêts à défendre la vertu de la dame de son cœur, il fit un vœu de défendre ce mystère de la Vierge Marie jusqu’au prix de sa vie. Il proclama ce mystère durant toute sa vie et pour cette raison fonda un institut qui continue son œuvre de façon communautaire.

Voyant les nombreuses victimes des guerres et des épidémies qui sévissaient dans son pays, il prit conscience que nombreux sont ceux qui quittent ce monde sans se préparer à la rencontre du Seigneur. Il avait aussi des visions des supplices du purgatoire. Touché par l’esprit de charité chrétienne, il confia à sa communauté une tâche particulière: soutenir par la prière et les sacrifices les âmes des gens tombés pendant la guerre et durant les épidémies. Voyant également la grande crise morale de la société menaçant aussi la vie religieuse, il voulut que sa communauté religieuse contribuât à l’approfondissement de la foi et à la renaisse de la nation. Il se lança dan la mission auprès des gens les plus défavorisés et abandonnés au plan religieux. Après son installation à Puszcza Korabiewska, le Père Papczynski commença sa vie religieuse avec un petit groupe de compagnons selon la « Regula vitae » (Règle de Vie) dont il est l’auteur.

Au début, la nouvelle communauté reçut un caractère fortement érémitique, indépendamment de l’idée fondatrice du Père Papczynski. Assez rapidement, la nouvelle communauté reçut l’approbation de la part de Mgr Stefan Wierzbowski, évêque du lieu, qui, après quelques années, lui offrit une nouvelle fondation à Nowa Jerozolima (Nouvelle Jérusalem) près de Varsovie.

Il choisit comme emblème de la nouvelle communauté: la colombe avec une branche d’olivier dans son bec – symbole de confiance et de foi en la Providence qui sortira la nouvelle communauté de toutes les difficultés à l’exemple de Noé préservé du déluge.

Après l’approbation officielle par le pape Innocent XII en 1699, les Mariens devinrent un Ordre avec les vœux solennels prononcés sur la « Règle de Dix Vertus Evangéliques de la Vierge Marie » appartenant à l’Ordre féminin de l’Annonciade. Ils abandonnèrent la vie érémitique et décidèrent de s’associer à l’Ordre de Frères Mineurs (les franciscains). La communauté commença à grandir.

Après la mort du Fondateur, en 1701, les Mariens entrèrent dans la crise. On se disputait sur la façon de mener la vie religieuse. Une partie préférait exclusivement la vie de contemplation et de pénitence, l’autre se prononçait pour la vie contemplative liée à l’apostolat à l’extérieur des couvents.

Les conflits à l’intérieur de la communauté, l’intervention des notables laïcs et ecclésiastiques ont provoqué une période de dispersion de la communauté connue sur le nom de « dispersion de Rostkowski ». Sur décision de Mgr Rostkowski, en 1716, on a fermé le noviciat et des religieux ont été obliges de quitter les couvents pour s’insérer dans la pastorale diocésaine.

La crise n’a pas duré longtemps car déjà vers 1722, Mgr Pierre Tarlo força les religieux dispersés à regagner leur couvent et convoqua un chapitre général. Le chapitre élit un nouveau supérieur général, le Père André de St. Matthieu Deszpot, d’origine Tchèque. Ce prêtre fut accepté dans l’Ordre encore par le Fondateur. De cette époque date aussi le changement d’emblème de la Congrégation. Désormais, c’est le symbole de l’Immaculée Conception qui protège le développement de la communauté.

Le même chapitre décida de nommer le Père Joachim de Ste Anne Koziowski procureur général et de l’envoyer à Rome pour obtenir l’approbation des Constitutions de la Congrégation et l’exemption de la juridiction de l’évêque du lieu. Le Père Koziowski obtint toutes les approbations en 1723. Désormais la congrégation est devenir libre de toutes les ingérences des évêques du lieu.

Durant son séjour à Rome, le Père Koziowski rencontra un jeune Polonais François Wyszynski (le futur Père Casimir de St. Joseph Wyszynski). Le jeune François, touché par le récit concernant son frère qui, étant novice Marien, contribua par son attitude à la « dispersion de Rostkowski » décida de réparer le scandale et tous les torts causés par lui à la Congrégation et de se consacrer à la vie religieuse. Il demanda son admission à la Congrégation et fut reçu par le Père Joachim. Après la prise d’habit de Casimir, tous deux revinrent en Pologne. Le Père Wyszynski servit la Congrégation durant de longues années avec un dévouement extraordinaire.

Son engagement fut très apprécié par ses contemporains et les générations suivantes. Il a beaucoup contribué au développement de la Congrégation en Lituanie, en Russie et au Portugal durant la première moitié du XVIIIe siècle. Grâce à lui les candidats venus de pays étrangers furent acceptés: les Lituaniens, les Russes, les Portugais, les Tchèques, les Hongrois, les Français et les Italiens. Ainsi la Congrégation devint internationale.
Père Wyszynski porté par l’admiration pour le Fondateur des Mariens fit que la Congrégation commença à réaliser en pratique le charisme légué par le Père Papczynski, à savoir le développement de la dévotion mariale dans le mystère de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie et la prière pour les défunts. Comme Supérieur Général, il donne toujours à ses confrères l’exemple de la Vierge Marie et du fondateur pour les suivre dans le vie religieuse. Grâce à lui, la spiritualité du Fondateur devint la source d’un nouvel enthousiasme dans la vie de la Congrégation. Le zèle missionnaire l’amena jusqu’au Portugal, où il fonda au Mont de Balsamao le premier couvent Marien de la Péninsule Ibérique. Il y mourut saintement en 1755. Deux siècle après, en 1989, le pape Jean-Paul II fit le premier pas pour la béatification par une reconnaissance de son héroïsme dans l’exercice des vertus au cours de sa vie. Il Porte désormais le titre de « vénérable serviteur de Dieu ».

Les successeurs du Père Wyszynski mirent en pratique ses consignes. Dans la deuxièmes moitié du XVIIIè siècle ils élargirent leur engagement dans l’apostolat. Ils fondèrent de nouvelles paroisses et aussi, pour répondre à la sollicitation des évêques des écoles attachées à leur couvents.

Inspirés par le Père Raymond Nowiicki, un des plus illustres Supérieur Général après le Père Wyszynski, ils commencèrent à prêcher des retraites et des missions populaires. Grâce au Père Nowicki, les Mariens fondèrent une procure générale de l’Ordre à Rome. Elle fut établie dans un ancien couvent cisterciens près de l’Église Ste. Vite.
En 1786, sous sa direction, les Mariens obtinrent l’indépendance juridique des franciscains. La même année le Siège Apostolique approuva encore une fois les nouvelles Constitutions Mariennes. Les violents changements politiques en Europe à la fin du XVIIIe siècle bousculèrent la vie de l’Ordre au point qu’ils auraient pu conduire à sa suppression totale. Comme prédiction des calamités qui devaient, plus tard, s’abattre sur l’Ordre survint la mort de deux ses membres, le Père François Kuprell et le Père Alexandre Jelonek. Tous deux étaient partis comme aumôniers bénévoles durant l’insurrection de Kosciuszko. Il partagèrent le sort de la population polonaise massacrée par les Russes après la défaite des insurgés près de Varsovie le 4 novembre 1794. Après l’écrasement de l’insurrection de Kosciuszko en 1795, la Pologne perdit l’indépendance politique et fut rasée de la carte de l’Europe. Les couvents des Mariens se retrouvèrent partagés par les trois puissances occupantes: la Russie, la Prusse et l’Autriche.

En 1798, Napoléon, entrant à Rome obligea tous les étrangers à quitter la Ville Éternelle. Il exila aussi les Mariens habitant leur couvent près de l’église St. Vite.

Après le Congrès de Vienne en 1815, la plupart des couvents des Mariens se trouva dans Royaume de Pologne faisant partie de l’Empire Russe, ennemi de l’Eglise catholique.

En 1834, le gouvernement portugais hostile à la vie religieuse supprima tous les couvents des Mariens sur son territoire.

Après une double défaite des insurgés contre les Russes au XIXe siècle, les communautés religieuses de Pologne et de Lituanie subirent de multiples répressions. La plus sévère fut de ne plus pouvoir recevoir de nouveaux candidats au noviciat. En 1865, le gouvernement tsariste déporta tous les Mariens et les enferma dans un même couvent à Mariampole en Lituanie. De cette façon, le régime impérial prononça la sentence condamnant l’Ordre à une lente agonie. Plus d’une dizaine de religieux furent condamnés à la déportation en Sibérie à cause de leur participation à l’insurrection de janvier 1863. un des plus connus des condamnés fut le Père Christophe Szwernicki. Dans les circonstance extrêmement difficiles de sa déportation à Irkoutsk, il réussit à construire une Église et fonda une école paroissiale et servit dans la pastorale parmi ses compatriotes et les autres condamnés durant presque 50 ans. Nombreux sont ceux qui cherchaient auprès de lui une consolation, un conseil ou la direction spirituelle. Il y a parmi eux aussi Raphël Kalinowski, le futur carme et saint, La renommée qu’il acquit fut confirmée par le pape Léon XIII. A l’occasion de son cinquantième anniversaire de sacerdoce le Saint Père l’appela « missionnaire de Sibérie. »

Le gouvernement supprima le dernier couvent à Mariampole où demeurait encore une poignée de Mariens en 1904. En 1908, il y resta seulement le Père Vincent Sekowski, le dernier Supérieur Général. Les autres membres de l’Ordre soit moururent, soit demandèrent à être sécularisé et ainsi, pouvoir rejoindre le clergé diocésain. L’existence de l’Ordre paraissait toucher à sa fin.

Renaissance des Mariens

A ce moment très difficile pour le vie de l’Ordre, l’abbé Georges Matulaitis-Matulewicz, un jeune prêtre lithuanien zélé, professeur de l’Académie de Théologie à Saint-Pétersbourg, vint rendre visite au Père Sekowski. Connaissant l’importance de la vie religieuse pour le renouvellement de celle de l’Eglise, il décida d’entreprendre une démarche pour sauver la vie des communautés religieuses dans l’empire Russe. Il collaborait dans ce domaine avec le Père Honorât Kozminski, un grand fondateur des congrégations et instituts religieux de l’époque. Le Père Matulaitis-Matulewicz était originaire de la paroisse de Mariampole. Rien d’étonnant dons qu’il se soit intéressé à l’Ordre des Mariens. Il entra dans l’Ordre clandestinement en compagnie de l’abbé François Bucys qui grandit aussi sous l’influence des Mariens pour sauver l’existence de cette famille religieuse. En 1909, à Varsovie, le Père Matulaitis-Matulewicz prononça les vœux religieux en présence du Père Senkus. Le Père Bucys devint le premier novice dans la communauté renaissante. Tous deux accomplirent la tâche de réformer l’Ordre en faisant de lui une congrégation religieuse moderne.

Le Père Matulaitis-Matulewicz écrivit les Constitutions de la Congrégation pour adapter l’esprit du Fondateur aux exigences des temps modernes. La formule rénovée de la vie des Mariens fut approuvées par le Pape Pie X le 28 novembre 1910.Malgré la mort du Père Senkus, survenue six mois plu tard, l’existence de l’Ordre ne fut par rompue. Pour assurer la sécurité de la nouvelle communauté le r »novateur décida de déplacer le noviciat de Saint-Pétersbourg à Fribourg en Suisse. Dès lors la petite communauté se développe rapidement. Elle grandissait et au moment de la mort du Père Matulaitis-Matulewicz en 1927 elle comptait presque 300 membres.Le Père Georges Matulaitis-Matulewicz servit l’Eglise non seulement comme fondateur de la vie religieuse mais aussi comme évêque zélé de Vilnius et comme diplomate habile du Vatican envoyé en Lituanie. Le Pape n’a pas craint de l’appeler « un homme de Dieu » et un ‘véritable saint homme » car 60 ans après sa mort l’Eglise la déclaré bienheureux an le donnant comme exemple d’un vrai religieux, prêtre et évêque.L’héritage que le Bienheureux Georges Matulaitis-Matulewicz légua à la Congrégation fut l’Esprit constant du renouvellement et l’effort généreux pour servir l’Eglise, peuple de Dieu. Son souhait le plus cher exprimé sur son lit de mort fut : « Serrez vos rang et sacrifiez-vous. »

Le Bienheureux Georges na pas changé les principales tâches de l’Ordre comme le développement du culte marial dans le mystère de l’Immaculée Conception et l’aide spirituelle aux âmes du purgatoires, mais il élargit beaucoup les horizons de l’apostolat. Il introduisit des changements dans la vie religieuse en l’adaptant aux exigences et aux besoins du XXè siècle. Il remplaça l’habit blanc par la soutane du clergé. Les frères laïcs devaient adapter les habits en fonction de la tâche et de la profession exercé au sein de la communauté.

Au lieu de se concentrer sur les pratiques traditionnelles de mortification, il mit l’accent sur le travail apostolique plein de zèle, de générosité et de dévouement. Il maintint dans les constitutions l’interdiction de fumer et de boire de l’alcool.
Les Mariens fidèles à la volonté de leur rénovateur et réformateur annoncent la Bonne Nouvelle dans le monde entier. Le développement dynamique de la communauté fut bouleversé par la deuxième guerre mondiale et l’arrivée du communisme. Durant cette guerre la congrégation perdit beaucoup de chose, surtout en Lituanie, en Biélorussie, en Lettonie et en Mandchourie (Chine).

Aujourd’hui, la congrégation des Mariens sert l’Eglise dans les champs d’apostolat très variés, sur plusieurs continents. Elle est répartie en 7 provinces et plus d’une centaine de communautés religieuses.

Fidèles à la devise donnée par le Père Rénovateur : « Pour le Christ et pour l’Eglise », les Mariens tâchent de relever les défis pour répondre aux attentes spirituelles de l’hommes d’aujourd’hui.

La congrégation comprend des prêtres et des frères laïcs qui, par leur vie fraternelle, la prière commune le travail apostolique contribuent à la construction du Royaume de Dieu sur la terre. L’engagement apostolique dépend toujours de besoins pastoraux de l’Eglise locale, de la formation et de la capacité des membres de la congrégation à y répondre.

Les ministères

ÉTATS UNIS. Il y a deux provinces américaines. Les Mariens s’engagent avant tout dans  l’apostolat d’édition, dans la formation des jeunes et dans le travail pastoral en paroisse. Traditionnellement, ils s’occupent aussi de la pastorale parmi les’ ressortissants lituaniens, polonais, lettons et autres. Ils organisent des pèlerinages, des retraites et des conférences traitant les sujets religieux.

A Marianapolis (Connecticut) les Mariens de la province St. Casimir tiennent avec beaucoup de succès une école secondaire privée (collège preparatory school). Ils s’occupent de plusieurs paroisses et éditent le seul journal catholique en lituanien aux USA, intitulé « Draugas. »

Les Mariens de la province St.Stanislas Kostka collaborent très largement avec les laïcs dans le cadre de l’Association d’Aides Mariennes (Association of Marian Helpers) notamment dans e domaine du développement du culte marial et de la Divine Miséricorde. Leur bulletin trimestriel = Marian Helpers Bulletin est diffusé en un million d’exemplaires. Au Centre d’Aides Mariales à Stockbridge (Massachusetts) sont aussi édités des magazines en polonais – « Rôze Maryi » et en espagnol -« Fuente de Misericordia. » Les membres de cette province accueillent les pèlerins qui viennent au sanctuaire national de la Divine Miséricorde à Stockbridge, ils dirigent le travail de l’Institut Jean-Paul II et du Centre Divine Mercy International qui organisent et coordonnent la formation des animateurs engagés dans la promotion du culte de la Divine Miséricorde. Ils s’engagent largement pour aider les missions en Europe de l’Est, dans les pays de l’ex-URSS, au Brésil et en Afrique. Un des prêtres travaille aussi parmi les Esquimaux en Alaska.

POLOGNE. Les Mariens en Pologne servent les pèlerins aux sanctuaires marials (Lichen et Stoczek Warminski) et travaillent dans la pastorale dans de nombreuses paroisses, dont une est en rite byzantine-slave. Ils tiennent une importante maison d’édition religieuse. Ils donnent des retraites et des récollections. Ils travaillent comme écrivains, professeurs, formateurs de jeunes et éditeurs. Certains sont partis en mission en Afrique et en Amérique du Sud.

GRANDE BRETAGNE. Au lendemain de la Deuxième Guerre Mondiale les Mariens commencèrent à y travailler parmi les ressortissants polonais, lituaniens et biélorusses. Aujourd’hui, ils s’occupent de la catéchèse, de la formation des jeunes, d’édition et de la pastorale en paroisse. Ils développent le secteur du travail caritatif. En 1953, les Mariens acquièrent un château du XVIIe avec un grand parc à Fawley Court près de Londres. Devenue un centre culturel et religieux pour l’émigration polonaise, cette propriété renferme le sanctuaire de la Divine Miséricorde,le couvent des Mariens, la maison d’accueil pour les pèlerins Jean-Paul II, le musée et la bibliothèque qui abritent des objets d’art et des livres du XVe au XXe siècles; entre autres les originaux des documents royaux et des pièces d’armes anciennes. On y trouve beaucoup de souvenirs liés à l’histoire de la Pologne, les manuscrits d’écrivains connus et des tableaux de peintres polonais célèbres.

PORTUGAL. Les Mariens revinrent au Portugal en 1954. Ils s’installèrent de nouveau dans le couvent de Balsamâo déjà fondé par le Père Wyszynski. Dans les murs du couvent restauré on accueille des groupes de pèlerins et des retraitants. Le couvent est devenu le centre du culte marial et de la Divine Miséricorde. A Fatima, les Mariens tiennent une maison d’accueil pour les pèlerins arrivant au sanctuaire.

ITALIE. La maison générale se trouve à Rome où il y a aussi le collège international pour les étudiants Mariens.

ALLEMAGNE. En Allemagne les Mariens sont représentés par deux communautés qui servent les fidèles dans le sanctuaire marial à Vilgertshoffen (Bavière) et dans des paroisses bavaroises.

SLOVAQUIE ET RÉPUBLIQUE TCHÈQUE. Quand l’Église recouvrit la liberté en Tchécoslovaquie en 1989, l’évêque de Nitra invita les Mariens en Slovaquie. Ils s’y occupent d’une paroisse. Ils sont présents aussi en République Tchèque où ils travaillent dans deux paroisses.

La chute du communisme permit la renaissance de la vie religieuse dans plusieurs pays satellites de l’ex URSS. Dès que cela fut possible, les Mariens s’engagèrent dans la reconstruction de l’Église en Lituanie, en Lettonie, en Estonie, en Biélorussie, en Ukraine et au Kazakhstan. Parmi eux furent choisis un cardinal et trois évêques. Dans les pays nés des décombres de l’empire soviétique, les Mariens rétablissent des paroisses et des institutions ecclésiastiques.

LITUANIE. La ville de Mariampole reste, comme au temps du Bienheureux Georges Matulaitis-Matulewicz, le lieu principal de la présence marienne en Lituanie. Dans la chapelle latérale de la basilique mineure de Mariampole se trouve le tombeau du Rénovateur des Mariens. La basilique est aujourd’hui un lieu de pèlerinage très fréquenté par des fidèles qui cherchent l’intercession du Bienheureux Georges dans leurs prières. Avec l’aide des confrères des Etats Unis et de la Pologne, les Mariens lituaniens retrouvent des conditions normales de vie et de travail pastoral. Le noviciat ouvert, il y a quelques années, accueille de nouveau des candidats prêts à suivre l’exemple de la Vierge Marie et des Fondateurs.

LETTONIE. La province lettone soigne encore les blessures reçues durant la deuxième Guerre mondiale et au temps de l’occupation soviétique. Les Mariens y vivent aujourd’hui éparpillés dans les trois communautés et s’occupent de la pastorale dans plusieurs paroisses.

BIÉLORUSSIE. En Biélorussie, les Mariens venus de Pologne travaillent dans une dizaine de paroisses.

UKRAINE. En Ukraine, plus d’une vingtaine de Mariens vivent dans quatre communautés. Ils y travaillent dans plusieurs paroisses. Grâce à leurs efforts on continue la construction d’un nouveau couvent et d’un nouvel apostolat d’éditions.

KAZAKHSTAN. Depuis peu de temps fonctionne une nouvelle paroisse confiée aux Mariens à Karaganda, une des plus grandes villes du Kazakhstan.

L’engagement missionnaire de la Congrégation rénovée commence par l’envoi de la première équipe de missionnaires en Mandchourie en 1928. Sur la demande du Saint Siège, les Mariens y organisèrent le centre pastoral pour les catholiques de rite byzantino-slave et fondèrent le collège pour garçons. Leur travail fructueux fut brutalement interrompu par le régime communiste chinois en 1949.

Depuis 1964 les Mariens sont présents au BRÉSIL. Dans les paroisses qu’ils tiennent, ils travaillent beaucoup
pour former les fidèles à une véritable dévotion mariale et ils animent les mouvements spirituel très présents dans ce pays. Ils annoncent la Bonn Nouvelle aux habitants les plus pauvres de bidonvilles. Leur travail fructifie en de multiple vocations religieuses et sacerdotales que renforcent les rangs des missionnaires.

La mission la plus récente fut fondée à Mwange au nord du RWANDA,en Afrique. Les effort des missionnaires se focalisent sur l’évangélisation dans une large paroisse comptant plus de 30001 fidèles parmi plus de 120000 d’habitants Par l’évangélisation avec une forte marque marial les Mariens y construisent l’Église s’engageant aussi dans le travail pour la reconstruction e la réconciliation entre les populations touchées par 1i crime de la guerre et du génocide. Malgré les grande difficultés, les missionnaires considèrent leu présence auprès des Ruandais comme un signe de l’espérance et du renouvellement.

AUSTRALIE. En Australie, les Mariens travaillent dans la pastorale au profit des émigrés lituaniens et biélorusses.

ARGENTINE: Les Mariens en Argentine travaillent surtout dans des paroisses fondées par des émigrés lituaniens et russes, dans la formation de jeunes ainsi que pour les éditions catholiques.

Dans le travail apostolique si diversifié depuis le début de l’existence de l’Ordre, le mystère de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie est « un signe particulier, la force et la joie de la vocation marienne » (Const.N°6). L’exemple de la Vierge Immaculée est pour les Mariens une force dans le combat contre le mal. Il suscite leur foi et fortifie leur zèle apostolique. Il les inspire pour porter l’annonce de la Bonne Nouvelle de la Miséricorde de Dieu aussi bien aux enfants de la rue des favelas brésiliennes qu’aux gens spirituellement démunis des riches sociétés occidentales.

Marie, Mère du Christ et de l’Église guide ses fils pour qu’ils s’engagent plus profondément dans la construction du Royaume de Dieu dans le monde.

A ce trait marial de la spiritualité Marienne, s’ajoute l’aspect eschatologique qui rappelle le destin ultime de l’homme et l’invite à prier pour les trépassés. C’est l’héritage spirituel confié par le Fondateur à la Congrégation des Pères Mariens auquel ses membres sont fidèles jusque aujourd’hui.

En continuant la tradition de prière et d’engagement pastoral sous l’étendard de la Vierge Immaculée, depuis trois siècles déjà, les Mariens essaient de servir l’Église là, où on en a le plus besoin. Ils font des efforts « pour le Christ et pour l’Église » confiants en Dieu qui les assistera aussi de sa grâce et de sa bénédiction durant le prochain millénaire.

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