Quelque temps après la fondation de Chanteloup, le père Gabriel-Maria tombe gravement malade au couvent des annonciades de Bordeaux. Là, il rédige son testament spirituel à l’intention de ses filles de l’Annonciade. Cependant, il se remet et repart visiter les maisons de l’ordre.

À cette époque, Gabriel-Maria, âgé de près de soixante-dix ans, voit sa santé se fragiliser. Mais grâce à sa grande énergie il poursuit néanmoins ses activités. Malade une fois de plus à Bourges, à la veille de Noël 1531, il confesse encore ses filles et célèbre les trois grand-messes de la Nativité. L’année suivante, il prêche une dernière fois le carême à Bourges, puis se met en route pour assister au chapitre général des Frères mineurs observants, prévu à Toulouse, à la Pentecôte 1532. Le 29 mai, il arrive bien malade à l’Annonciade de Rodez. Renonçant alors à poursuivre son voyage, il a encore la force de faire profiter la jeune communauté de ses conseils spirituels, entendant les sœurs en confession, prêchant, célébrant la messe et recevant plusieurs novices à la profession. Le 26 juillet, il célèbre sa dernière messe puis doit s’aliter. Il meurt le 27 août 1532, pendant le Magnificat de l’office des vêpres. Son culte se répand et des miracles ont lieu près de sa tombe.

À sa mort, Gabriel-Maria laisse l’Annonciade en plein essor. En trente ans, il a présidé à la fondation d’au moins huit monastères de moniales, et même plus si l’on compte les couvents de tertiaires franciscaines qui lui doivent aussi beaucoup, principalement, ceux fondés par Marguerite de Lorraine.

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