pilgrim of charity

Joie d’accueillir Frère François-Marie, les 29 et 30 novembre. Nous le recevions régulièrement avec la Fraternité Saint Damien, mais depuis qu’il vit avec les enfants de la gare à Calcutta, ses visites au monastère deviennent rares !!
Prêtre et aumônier de lycée, c’est le 11 février 2003 qu’un appel à servir les plus pauvres bouleverse sa vie. Le 9 décembre 2003, sa vocation de Pèlerin de La Charité se révèle et il se retrouve sur les tas d’ordure de Calcutta. Déverser l’Amour auprès de ces enfants sans racine et sans toit, les servir et leur donner une raison d’espérer, telle est désormais son combat de tous les jours. Bilan de ces 10 ans : « j’ai tout reçu d’eux »  !
Deux convictions l’habitent : Dieu et les Pauvres. Deux mots et une seule réalité : la rue est devenue son église !
« J’ai découvert après avoir travaillé dans les centres de Mère Térésa, une pauvreté inimaginable, les pauvres survivent dans les rues, beaucoup dans les gares de cette cité de 16 millions d’habitants. Mais ces jeunes ne sont pas que pauvreté matérielle et sociale, ils recèlent bien des richesses ».
Soignant diplômé François Marie veut faire partager « l’Amour de Dieu » même s’il est là-bas pour un programme éducatif, médical, social, une tâche pas forcément facile dans un pays où les chrétiens ne représentent que 2%, les hindous près de 80 % et les musulmans près de 20 %. « Tous les courants de pensées cohabitent mais pour combien de temps encore ? » soupire-t-il, lui qui vient avec plusieurs compagnons de passer 114 jours en prison pour prosélytisme, dénoncés à la police par des groupuscules fondamentalistes anti-chrétiens.
« Tous les trois ans, je reviens en France pour un mois et demi afin de faire connaître et partager aux jeunes d’ici notre
mission et leur faire prendre conscience qu’il existe un autre monde que le leur, où des jeunes comme eux sont complètement démunis et quasiment abandonnés de tous ». Pour cela François Marie utilise des supports médiatiques, vidéos etc.
Pourtant, le missionnaire constate à chaque retour une dégradation de la vie en métropole : morosité ambiante, augmentation des SDF…
« Moi je ne le subis pas. Nous, frères des Pèlerins de la Charité ne possédant rien, nous sommes détachés de tout bien matériel, nous ne pouvons rien perdre si nous ne sommes riches que de ce nous apportons à l’autre… »
Que le Seigneur bénisse ce prêtre auprès des plus pauvres !

Pour en savoir plus :  www.pelerinsdelacharite.org

 

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