Un pèlerinage aux sources

Monastère de Saint-Doulchard

Ce sont trois petites sœurs de Thiais – sœur Jane, sœur Marie de la Réconciliation et sœur Marie-Edmée – qui sont conviées à découvrir les lieux de vie de sainte Jeanne de France, et le berceau de l’Ordre qu’elle a fondé avec le père Gabriel-Maria. Un beau pèlerinage. Un beau séjour qui nous a aussi permis de rencontrer des amis de longue date fidèles et unis à l’Annonciade.

Lundi 25 janvier 2021 : le voyage et les premières découvertes. Le Berry : un pays au doux relief, plutôt plat avec d’immenses forêts et des cours d’eau. Puis, le monastère de Saint-Doulchard. Au tournant d’une rue, la surprise d’une jolie maison avec des communs. Ce n’est pas très grand mais bien accueillant : six sœurs la composent, chaleureuses et si souriantes. Mais, sainte Jeanne elle-même nous accueille, lors de la visite des lieux, grâce à la vénération de son masque mortuaire que nous découvrons. Son visage reflète à la fois une ferme conviction et une immense bonté qui provient d’une expérience douloureuse vécue et d’une profonde prière, toute intime.  Par la présence de son visage, elle  nous indique la route à suivre.

Mardi 26 janvier: Sainte Jeanne fut, dès son enfance, initiée aux travaux d’art. Nous la retrouvons partout dans les ateliers divers du monastère : œuvres artistiques, ou dégustatives ! Mais aussi, au jardin, en musique… L’esprit de créativité fleurit selon les dons de chacune des sœurs.

Cependant, sainte Jeanne poursuit son objectif : elle veut nous montrer que le but de l’ordre, c’est de faire de notre vie la joie de Dieu !

Auprès de cette communauté, sont mis en relief ce climat de charité fraternelle, débordante, et cette note de simplicité sereine et joyeuse, digne de Notre-Dame et de saint François.

Imprégnées par cette présence mariale, sainte Jeanne nous prépare à sa rencontre : ainsi, une projection de photos nous aide à bien situer le cadre de ses origines et rendre grâce pour le retour de l’Ordre sur une terre ayant appartenu au  premier monastère : en effet, les sœurs de Saint-Doulchard demeurent sur une terre dite « le Pressoir » – un  nom qui révoque des vignes que possédaient leurs devancières de Bourges.  Et pour nous faire comprendre la vie de ces anciens monastères, sœur Marie-Emmanuel nous raconte l’histoire des monastères, au 17è siècle. Étape bien utile.

Mercredi 27 et jeudi 28 janvier : Une grande grâce pour nous de commencer la neuvaine préparatoire à la fête toute proche de sainte Jeanne sur ses terres. Nous la vénérons chaque jour par la méditation d’une instruction écrite par son confesseur, le père Gabriel-Maria, à sa demande : les 10 degrés de la charité.

Entrée de la chapelle Sainte-Jeanne à Bourges

C’est avec une tête pleine d’images et un peu « formée » que nous découvrons avec surprise et étonnement :

*Bourges et la chapelle du monastère fondé par sainte Jeanne : c’est la porte, où son gravées les initiales des Dix vertus de Notre-Dame, que nous passons pour entrer dans la chapelle, là où jadis de nombreux fidèles sont venus prier, là où, dans le chœur liturgique, les frères franciscains au service de la communauté célébraient. La charpente, nouvellement restaurée, est magnifique. Il nous faudra monter par un petit escalier de pierre, d’époque, celui-là même emprunté par les fondateurs et les premières sœurs, afin d’accéder à ce qui fut l’ancien chœur des moniales – un chœur en tribune donc. En ce lieu, nous rencontrons la duchesse de Berry dans l’accomplissement de son œuvre tant désirée, en particulier autour de son gisant. Unies à son action de grâce, nous la rejoignons dans sa prière pour l’Église, le monde, notre pays et le rayonnement de l’Ordre de la Vierge Marie.

Eglise de Lignières

*Lignières et l’oratoire de sainte Jeanne, construit pour elle, sur la demande de son père Louis XI, situé dans la chapelle du château. C’est là, dans ce petit oratoire, qu’elle a reçu à sept ans la révélation qu’elle fonderait un jour un Ordre religieux en l’honneur de la Vierge Marie. Dans cet oratoire, si petit et où elle a tant prié,  nous sommes comme enveloppées par sa présence silencieuse. Sœur Marie-Mathilde, du monastère de Saint-Doulchard, dans la pénombre de l’église joue un beau morceau de flûte : cette musique, très pure…., c’est comme si Jeanne nous accompagnaient durant ce temps d’oraison….

Au soir de cette journée, riches de toutes ces merveilles, les « jeunes » sont invitées à jouer une saynète sur l’origine de l’Ordre. Heureusement, nos ainées sont là pour nous apporter costumes, textes et nous encadrer ! Ce fut une soirée communautaire bien vivante.

Vendredi 29 janvier : le petit noviciat cherche des idées afin de remercier pour cet accueil si chaleureux. L’une prépare un dessert, une autre monte un diaporama avec les photos qu’elle a prises durant le séjour et la troisième prend son crayon pour exprimer la reconnaissance de toutes.

Samedi 30 janvier : on se prépare au retour par une belle entraide communautaire, terminée par un repas festif et des petites surprises pour les voyageuses qui achèvent leur pèlerinage aux sources.

Un magnifique merci pour la prière et le soutien de tous ceux et celles qui ont organisé et permis ce beau voyage. Oui, un immense Deo Gratias et Magnificat pour cette joie partagée.

Sœur Marie-Edmée de la Croix, ovm

 

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