Pour que Dieu regarde ma vie, sourie et dise : « Je t’aime vraiment, et tu me plais ! »

Le 15 février, le Père Paul Skonieczny, Père Marien de la communauté de Licheń, a présidé la Messe de la Solennité de Sainte Jeanne de France dans notre église.
Il a prononcé l’homélie, devant une assemblée nombreuse, sur le désir de notre fondatrice de plaire à Dieu :
« Sainte Jeanne n’a pas plu aux hommes, mais à Dieu ! Dès sa naissance, elle n’a pas plu à celui à qui elle aurait dû plaire le plus : son père. Quand elle est née, il l’a regardée avec aversion, car il attendait un fils. À l’âge de 12 ans, elle a été mariée à Louis, duc d’Orléans. Elle lui déplaisait à tel point que lorsqu’il devint roi de France, la première chose qu’il fit fut d’annuler son mariage avec elle.
Il existe un proverbe africain qui dit : « Si ta flèche ne touche pas l’antilope, elle touchera le buffle avec une force double ». Ainsi, grâce au fait que quelqu’un n’a pas atteint une cible plus proche, il a atteint une cible plus éloignée avec une force double, remportant ainsi un trophée plus important. Et cet échec avec l’antilope a été une chance pour lui, car il a manqué une récompense moindre, mais grâce à cela, il a gagné beaucoup plus. C’est ce dont parle l’Évangile d’aujourd’hui (Les Béatitudes, Mt 5) :
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux !
Sainte Jeanne n’a pas plu aux hommes, mais elle a désiré par-dessus tout plaire à Dieu et à la Vierge Marie. Elle n’a joui du bonheur de cette terre, mais elle a atteint la récompense qui est dans les cieux !
Un jour, alors qu’elle priait et demandait à Marie de lui apprendre comment lui plaire, et, par elle à la Sainte Trinité, elle entendit au plus profond de son âme les paroles très réconfortantes de la Vierge Marie : « Trois choses me plaisent par-dessus tout: La première chose est d’écouter mon Fils, ses paroles et ses enseignements…La deuxième chose est de méditer sur les blessures infligées à mon Fils pendant sa Passion et sur la Croix…La troisième chose est de vénérer le Saint-Sacrement de l’autel, c’est-à-dire la Sainte Messe… Tu dois penser à ce que mon Fils pensait sur la Croix, dire les paroles que mon Fils prononçait sur la Croix et faire ce que mon Fils faisait sur la Croix… »
Le désir de plaire entièrement à Dieu – c’est à cela que Sainte Jeanne a consacré toute sa vie. Et en effet, sa vie a plu à Dieu et continue de rayonner sur d’autres personnes, sur l’Ordre, sur nous. Et aujourd’hui, elle m’invite à rechercher Dieu dans ma vie, à vouloir lui plaire, à lui ressembler.
Si je veux plaire à Dieu, j’ai trois étapes à suivre : penser comme Lui – est-ce que je pense comme Dieu ? Quelles sont mes pensées ? Peut-être devrais-je changer ma façon de penser ? Le Carême approche pour examiner ses pensées, voir autour de quoi elles tournent.
Parler comme Dieu – mes paroles sont-elles celles du Christ ? Jésus aurait-il dit cela ? Que dirait-Il en ce moment ?
Agir comme Lui – « Jésus, que ferais-Tu maintenant ? Seigneur, éclaire-moi ! »
Penser, parler, agir comme Dieu, comme son Fils, comme Marie, qui a parfaitement suivi ses traces et qui nous invite à suivre son chemin. Pour que Dieu regarde ma vie, sourie et dise : « Je t’aime vraiment, et tu me plais !».
A la fin de la messe tous étaient invités à embrasser les reliques de sainte Jeanne, enchâssée dans un magnifique reliquaire en forme d’étoile, puis à venir nous retrouver à l’accueil autour d’un verre de l’amitié très apprécié. Nous avons rencontré nos amis paroissiens et ceux de Konin dans une atmosphère chaleureuse… malgré le froid hivernal !

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