Un berceau vide comme une attente. Une attente tel un désir de Dieu qui se fait sentir et se creuse jour après jour. Dieu désire chacun de nous, il nous cherche : « Adam, où es-tu ? »(Gn 3, 9) Et nous, comme Adam, au lieu de nous hâter à l’approche d’un Dieu qui est toute bonté, nous nous cachons dans notre buisson à mesure que nous expérimentons que nous sommes faibles et vulnérables. Mais écoutons notre désir profond qui nous porte vers Dieu, écoutons-le, ce désir absolument essentiel qui nous fait tendre vers Celui pour qui nous sommes faits. Cessons d’étouffer cet élan par un tas de compensations immédiates.

Le temps de l’Avent s’ouvre. Une femme – une jeune fille – La Vierge, attend un enfant. Cet enfant est Dieu. C’est Dieu et il a pris chair de notre chair fragile. Dieu se met à notre hauteur. Il n’est pas loin puisqu’il est « Dieu avec nous ». Il vient habiter notre vulnérabilité profonde. Marie attend cet Enfant divin. Depuis le jour de l’Annonciation il est là, en elle. Peu à peu, il donne une forme nouvelle à son corps et même bien davantage. En fait, cette irruption du Verbe en elle fait que plus rien ne sera comme avant. Elle attend dans le silence d’une petite maison à Nazareth – village infime sur le globe terrestre : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » (Jn 1, 46) demande Nathanaël…. Oui, un bourg insignifiant, le sein d’une jeune fille sans renom et un berceau vide pour accueillir Celui qui est attendu. Et puis finalement ce ne sera pas ce berceau qu’elle avait préparé mais celui imprévu de Bethléem car il a fallu s’exiler en Judée le temps d’un recensement auquel on ne peut se dérober.

« …Ils m’ont abandonné, moi, la source d’eau vive, et ils se sont creusé des citernes, des citernes fissurées qui ne retiennent pas l’eau ! »(Jr 2, 13) : Le Seigneur me travaille en creux pour me combler toujours plus de son amour. Quand ce creux se fait sentir avant qu’il ne soit comblé au-delà de toute mesure, est-ce que je sais attendre la venue du Seigneur, ou bien est-ce que je me précipite sur des tas de riens qui me remplissent mais ne me comblent jamais ? Et pourtant la présence du Seigneur est la seule qui puisse inonder  mon cœur bien au-delà de toute attente. Mais cette expérience de la plénitude divine passe par un temps de désencombrement de moi-même et d’écroulement de toutes mes citernes fissurées.

Pour entrer dans cette Retraite en ligne je vous propose de prendre un temps de solitude chacun chez nous : asseyons-nous sur une chaise, dans un fauteuil ou dans un jardin adossé à un bel arbre, tous les écrans et les portables éteints et hors de portée. Ne plus bouger, ne plus s’agiter. Demeurons seul face à nous même pendant une heure montre en main ! Pas une minute de moins ! Pour ouvrir ce temps seul à seul avec moi-même, nous pouvons prier et méditer le début du psaume 62 – psaume du désir de Dieu – le prier et le méditer jusqu’à savoir ces quelques lignes par cœur et les murmurer au rythme de la respiration.

 

PSAUME : 62

Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

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