Notre retraite annuelle s’est déroulée du 18 au 25 janvier 2026, avec le Père Chérubin Żyłka, franciscain déjà connu de quelques soeurs ici. Nous avons bénéficié d’un temps très froid (-10°) mais avec un beau soleil qui rendait la nature magnifique.
Le Père n’avait pas donné de titre précis à sa retraite mais nous pourrions la résumer avec ces trois mots de Jésus à Pierre, après la Résurrection « Viens, suis-moi ». Il s’agissait en effet de « dépoussiérer » notre vocation, notre engagement de consacrée à la suite du Christ, en marchant sur ses traces.
Chaque conférence était illustrée de petites histoires vraies, tirées de la grande expérience de prédicateur du Père, ou inventées, sous forme de conte, mais avec toujours un enseignement spirituel.
Je ne résiste pas à l’envie de vous en citer une, évoquée pendant la conférence sur la vie communautaire.
Comme vous le savez, les oies voyagent le plus souvent en groupe ayant la forme d’un V inversé. Chacune, en battant des ailes, crée un courant ascendant pour celle qui la suit. Cette méthode leur permet un gain de 71 % d’efficacité par rapport à un vol en solo.
Première leçon : les gens qui se dirigent ensemble dans la même direction et qui ont le sens communautaire atteindront leur but plus facilement et plus vite.
Si une oie s’écarte de la formation, elle rencontre très vite une plus grande résistance du vent et revient donc rapidement dans le groupe, pour bénéficier de sa force.
Deuxième leçon : si nous avons autant d’intelligence que les oies, nous restons groupées pour réduire nos efforts.
Les oies se font confiance. Si l’oie de tête se sent fatiguée ou plus faible, elle cède sa place à une autre pour rejoindre la fin de la formation.
Troisième leçon : Il est avantageux d’opérer des changements dans les postes à responsabilité. Les êtres humains, comme les oies, dépendent les uns des autres.
Les oies qui sont à l’arrière klaxonnent bruyamment pour encourager celles qui sont devant à garder le rythme.
Quatrième leçon : Nous devons nous assurer que nos cris, depuis l’arrière, sont des encouragements et pas autre chose.
Quand une oie est malade ou blessée, deux autres oies se séparent du groupe pour l’entourer et l’aider, jusqu’à ce qu’elle se rétablisse ou meure. Puis elles retrouvent le premier groupe ou s’associent à un autre.
Cinquième leçon : Si nous avons autant d’intelligence que les oies, nous devons nous aussi nous soutenir les uns les autres, spécialement dans les moments difficiles.
Les récréations étaient aussi animées. Le Père ayant apporté sa guitare, nous a interprété quelques chansons franciscaines de son inépuisable répertoire.

Nous rendons grâce à Dieu pour ce temps de renouvellement.