Cette béatification n’est pas un point d’arrivée, mais plutôt une ouverture. Ce qu’il a vécu, mis en œuvre, pensé, tout cela peut certainement parler aux hommes et aux femmes du 21è siècle.  Voici quelques aspects de sa personnalité :
Bonté et pondération
Photo des archives du monastère de Thiais (AAT) : François de Gonzague, ofm, De origine seraphicae religionis…. Rome, 1587, Prima pars, page 40 : le fr. Gilbert Nicolas (Gabriel-Maria).
Serviteur de la Paix
Photo AAT : Signature de Gilbert Nicolas (Gabriel-Maria)
Son sens pratique
Photo AAT : Lunete Confessorum, entre 1492-1502, BM Toulouse Ms, 257.
Un humble
Il ne se considère pas supérieur aux autres malgré sa science qui est incontestable. Son désir est vraiment d’aider les personnes dans leur vie chrétienne, d’aider les religieux et religieuses qui ont recours à lui où dont il a la charge. On sent un homme bon, bienveillant, soucieux du progrès spirituel des personnes qui s’adressent à lui.
Photo AAT, Guy Daval, ofm, Le bienheureux Gabriel-Maria, Franciscain (1460-1532). Fête le 27 août. S.l.n.d. [Paris, Bonne Presse, vers 1912].
Le don de soi
On comprend aussi que ses supérieurs lui aient confié de nombreuses responsabilités, ce qui le fit circuler dans de nombreux pays d’Europe, lui permettant de mettre au service de l’Église ses capacités d’organisation, son discernement qui lui venaient de la profondeur de sa vie spirituelle.
Photo AAT, Tableau, 1647, conservé au monastère de l’Annonciade, Thiais
Sa dévotion mariale
Gabriel-Maria trace un chemin de vie chrétienne stimulant, en proposant de prendre pour guide la Vierge Marie, étant bien Celle qui peut conduire le fidèle chrétien au Christ. Mettre en œuvre les vertus chrétiennes à la manière de la Vierge Marie : une telle approche mariale des vertus peut être pertinente pour aujourd’hui. D’autant plus que présenter la Vierge comme modèle de vie est bien une lointaine annonce de ce que développera par la suite l’enseignement de l’Église, et particulièrement le Concile Vatican II au chapitre huitième de sa Constitution sur l’Église, Lumen Gentium.
Photo AAT, vers 1513-1514, Lucerna Beatae Mariae Virginis
Pour mieux plaire à Dieu et à la glorieuse Vierge Marie, le révérend père pratiquait un exercice, celui de la louange divine. Il désirait en faire son métier continuel. Il disait souvent qu’il n’avait rien trouvé, pour progresser en vertus, que ce qu’il avait pris pour exercice quotidien: se reprendre toujours et toujours louer, honorer et magnifier Dieu. Ainsi, quoi qu’il fasse – qu’il prêche, qu’il confesse ou qu’il dise son office ou sa messe – il faisait tout pour la plus grande gloire et le plus grand honneur de Dieu. Il ne perdait pas une seule parcelle de temps car il avait toujours les louanges de Dieu et de sa digne Mère Marie, soit en son coeur et sur ses lèvres, soit en vaquant à ses occupations, en buvant ou mangeant, en veillant ou dormant, autant que cela lui était possible.





