Notre compassion doit aller, en second lieu, à la Mère des Douleurs, debout au pied de la Croix sur laquelle souffrait son Fils. La bénie Mère de Jésus, disent les théologiens, avait le cœur empli de tristesse et d’angoisse ; aurait-elle eu deux cents cœurs, tous se seraient brisés de chagrin. N’avoir pas pitié d’elle serait donc un signe d’extrême insensibilité et ingratitude. (Bx Gabriel-Maria)
Marie, la mère des Douleurs. Mère des Douleur, parce qu’elle est unie à Jésus son divin fils, à l’offrande de Lui-même, à son amour jusqu’au bout qui nous découvre le vrai visage de Dieu. Mais aussi Quel ne fut pas le mystère de la vie de son enfant pour cette mère. Quel ne fut pas le mystère de cette vie enfouie d’un Fils vrai Dieu et Vrai Homme. Ce mystère qu’elle côtoie et auquel elle est associée librement dès le premier « Fiat » de l’Annonciation. Quel mystère : trente ans de travail silencieux et ordinaire de Jésus fils de Dieu dans le village de Nazareth. Quel mystère de vivre tant d’années sous le même toit familial avec cet enfant puis l’homme qu’il est devenu. Quel mystère quand Jésus se met en route et qu’il est rejeté, incompris, traité de fou et de glouton, qu’il est finalement arrêté, flagellé, couronné d’épines, couvert de crachats, giflé, outragé. Et finalement, condamné à la mort des maudits de Dieu. Comment cette mère pouvait elle comprendre le mystérieux chemin de son divin Fils ? Combien ce chemin est contraire des promesses de l’Ange à l’Annonciation !

Marie est toujours là ,
elle n’abandonne jamais sa marche
à la suite du Christ.
Jamais elle ne rebrousse chemin….
Mais Marie est toujours là , elle n’abandonne jamais sa marche à la suite du Christ. Jamais elle ne rebrousse chemin. « Qu’il me soit fait selon ta parole » répondit-elle à l’annonce de l’Ange. Elle a laissé Dieu faire, en acceptant l’obscurité de la route, de l’itinéraire de Nazareth au Golgotha.
Compatir à la Mère des douleurs, c’est parcourir cette route avec elle ; toute la route. Avec sa foi grande et simple qui accepte de ne pas comprendre. Cette foi nue qui ne s’appuie que sur la promesse de l’Ange. « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Lc 1, 45. En Jn 19, 30 Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Marie est là , debout près de la croix. Elle reçoit cette Parole qui fait écho à celle d’Élisabeth.
Oui, notre compassion à la mère des Douleurs, est un chemin. Suivre avec elle Jésus notre cœur uni à celui de Marie dans ses larmes et dans son chant. S’unir à Marie sur son chemin mais combien plus s’unit-elle au nôtre ! Bel été à chacune et chacun.
Soeur Marie de l’Annonciation, ovm
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