Dès 10 h 15, la chapelle commence à se remplir d’une foule inhabituelle pour un dimanche ordinaire. Mais il ne s’agit pas d’un dimanche ordinaire, justement ! Nous fêtons en ce jour la béatification du Père Gabriel Maria, notre cofondateur et ceci, huit jours après la belle cérémonie qui s’est tenu à la Cathédrale de Créteil. Certains d’entre nous d’ailleurs y participaient dont 8 sœurs. Alors aujourd’hui l’action de grâce déborde à nouveau de nos cœurs !
Le décret de béatification a été signé le 21 février par le Pape Léon XIV, grâce tant désirée dans l’Ordre de la Vierge Marie et pour laquelle notre archiviste de Thiais s’est donnée sans compter. De nombreuses années de labeur ont été nécessaires jusqu’à l’aboutissement de cette cause.

Alors en ce matin, à Grentheville, dans le sillage de nos sœurs de Thiais, nous nous réjouissons de grand cœur en admirant la magnifique décoration florale autour de la représentation du Père Gabriel Maria qui est mis en valeur dans le chœur. Sainte Jeanne n’est pas moins honorée, comme le soulignera Monseigneur Jacques Habert dans son homélie. Oui, notre Évêque, à peine rentré d’un voyage à Rome avec les confirmés de notre diocèse, est présent ce matin ainsi que des prêtres amis et 6 clercs stylés qui rendent cette cérémonie toute solennelle.
La lecture du décret de Rome sur les vertus et le culte rendu au serviteur de Dieu, Gilbert Nicolas, est proclamée par le Père Pitel d’une voix forte. Elle permet de découvrir la personnalité et la vie de notre nouveau bienheureux. Une bougie est alors allumée devant son portrait puisque son culte est maintenant encouragé. C’est un moment émouvant.

Le Père Pitel lit le décret des vertus
Voici quelques extraits de l’homélie de Monseigneur Jacques Habert qui ont ensuite marqué nos esprits :
« Il s’agit avec vous, mes sœurs de rendre grâce au Seigneur, car cette béatification vous encourage sur le chemin qui est le vôtre dans l’ordre de l’Annonciade. (…)
Il était un accompagnateur très reconnu. Et il demeurait profondément ancré dans le charisme franciscain. (…) Paix et pauvreté, voilà bien deux ingrédients essentiels pour toute vie chrétienne.
En 1500, il y eut cette rencontre providentielle avec Jeanne de France. Ils connurent une forte communion spirituelle. (…) La dévotion mariale de Gabriel Maria, comme toute vraie dévotion mariale, était centrée sur le Christ. La contemplation de Marie est une école de dévotion au Christ. (…)
Dans la Lettre aux Ephésiens, Saint Paul parle de la vie communautaire, elle est essentielle dans votre vie religieuse. (…) La vie des Annonciades se présente ainsi : la vie simple et joyeuse et la louange liturgique qui rythme leur journée. (…)
Nous avons écouté en première lecture ce passage du livre d’Isaïe. « Celui qui a reçu l’Esprit du Seigneur, celui qui est envoyé l’est pour annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé » (…) Cette dimension de ce que l’on appelle aujourd’hui la diaconie était portée par Sainte Jeanne de France. (…) Ce fut comme franciscain, une dimension que le Père Gabriel Maria ne manqua pas de souligner dans la rédaction de la Règle. Voilà trop rapidement résumés les aspects essentiels de la vie de Gabriel Maria dans sa collaboration avec Jeanne de France. »
Après ce temps de prière, d’intercession au nouveau bienheureux et de louange, nous avons retrouvé tous nos invités : d’abord à la Salle Sainte Jeanne pour découvrir la belle exposition, puis autour du verre de l’amitié et d’un temps d’échange fraternel et joyeux.

Nous remercions tous ceux qui sont venus nous manifester leur amitié au cours de cette journée mémorable. Il nous reste à vivre le chemin proposé par nos fondateurs « en suivant le Christ, en vivant l’Évangile comme l’a vécu la Vierge Marie et apprendre d’elle à chercher en tout comment plaire à Jésus. », a dit encore Monseigneur Jacques Habert.