Térésa Jones est née en le 3 avril 1930 à Willenhall, en Angleterre, dans le comté des Midlands de l’Ouest.  Elle fut baptisée le 27 avril 1930. Elle n’était pas la seule enfant du foyer de Léo et Frances Jones. Une partie de sa famille proche partit s’établir en Australie si bien qu’au fur et à mesure des années seule la correspondance put maintenir les liens.

Térésa  apprit le piano. A 32 ans, elle entra au monastère des Annonciades de St.-Margaret’s  Bay, en Angleterre. Les sœurs, venant de Boulogne-sur-Mer, s’y étaient établies en 1904, suite aux Lois Combes qui forcèrent à l’époque nombre de communautés à l’exil. En 1922, quatre sœurs purent cependant  rentrer en France mais la plupart restèrent en Angleterre.  Térésa entra donc au monastère en 1961. Le 30 juillet 1962, elle prit l’Habit de l’Ordre et devint sister Marie du Cœur Immaculé. Un an après, le 31 juillet 1963, elle prononçait ses premiers vœux et le 2 août 1966, elle faisait sa profession perpétuelle.

Au sein de la communauté, on lui confia l’accompagnement à l’orgue des Offices liturgiques. En 1971, afin de gagner leur vie et de tisser des liens avec la population locale, les sœurs ouvrirent une modeste crèche.  Sister Marie du Cœur Immaculé s’en occupa. Les petits l’appréciaient bien car elle avait un très bon contact avec les enfants. De plus, ses sœurs la choisirent comme une de leurs conseillères  à partir de 1968. Elle le resta jusqu’en 1976, date à laquelle le monastère dut fermer ses portes, faute de relève.

Le jour de sa profession perpétuelle

Elle accepta alors de quitter son pays natal pour la France. Elle suivit en effet ses sœurs qui furent accueillies au monastère de Thiais. Pendant quelques mois, au cours de l’année 1977, elle partit pour le monastère de Villeneuve mais rentra à Thiais. Là, elle poursuivit son service  d’organiste. Elle devint aussi une des citharistes de la communauté. Que d’heures à passer à copier de la musique, harmoniser les offices et les hymnes auxquels manquaient  les accompagnements. On lui confia également la sacristie, emploi qu’elle partagea avec sœur Marie de la Présentation (1917-2009). Comment ne pas se rappeler ses belles compositions florales ornant la chapelle. En 1997, elle partit au monastère de Brucourt. Deux sœurs anglaises faisaient partie de cette communauté, sœur Marie du Sacré Cœur (1923-2005) et sœur  Marie de l’Annonciation (1910-1996). Celle-ci décéda  en décembre 1996. Sœur Marie du Sacré Cœur se retrouva donc la seule sœur anglaise de la communauté. Afin de lui donner une compagne, on demanda à sister Marie du Cœur Immaculé si elle acceptait de quitter Thiais pour Brucourt. Elle accepta. Elle continua à tenir l’orgue. Aux fêtes communautaires, elle se mettait parfois au piano, improvisant quelque mélodie. Et puis, elle aimait beaucoup les oiseaux. Les nourrir, au réveil de la nature après l’hiver, faisait son bonheur.

Retenons de sister son humour, son sourire et son regard où passait parfois un air de taquinerie. Et puis, il y avait en elle quelque chose de simple, de pur. Sister était aussi quelqu’un d’indépendant, ayant des idées bien à elle ! Si elle comprenait très bien le français, on avait cependant du mal à la comprendre. Ceci a dû être pour elle une source de solitude et d’intime souffrance.

Avec soeur Marie de la Paix (1937-2019)

En 2012, quand le monastère de Brucourt fut transféré à Grentheville, sister revint à Thiais. Sa santé avait baissé. Elle souffrait déjà de cette maladie qui, en 2019, obligea ses sœurs à la confier à une maison de retraite où elle put trouver des soins adaptés à son état. De Thiais, elle recevait visites et courriers. En mars 2021, elle partit vers le Père des Lumières, dans son sommeil, aux premières heures du mois de saint Joseph, un saint qu’elle aimait particulièrement.

Sister est inhumée aux côtés de sœur Sainte-Marthe (1864-1938). Celle-ci, en 1904, au moment des Lois Combes, suivit ses sœurs en Angleterre puis revint en France en 1922. Sister entra à St.-Margaret’s Bay en 1962 puis vint en France quand son monastère ferma. Ainsi, leur lieu commun d’inhumation est comme pour signifier une chaine dont les maillons ne peuvent se rompre.

 

 

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