Heures sombres, heures ensoleillées de nos jours, elles ont souvent besoin d’un élan nouveau.  Alors, en ce temps pascal, portons nos regards vers le ressuscité de Pâques.  Avec saint Bonaventure (1217/1221 – 1274) contemplons dans la foi le Christ ressuscité. Il est notre avenir…

« A cette fontaine de vie et de lumière cours avec un vif désir, âme dévote à Dieu et crie de la force intime du cœur : « O beauté inaccessible du Dieu très haut ! Très pure splendeur de la lumière éternelle, vie qui donne la vie à toute vie, lumière illuminant toute lumière et conservant dans une beauté perpétuelle les mille milliers de lumières qui brillent depuis le premier jour devant le trône de ta Divinité ! O flot éternel et inaccessible, clair et doux, de la source cachée à tout oeil mortel, dont la profondeur est sans fond, dont la hauteur est sans limite, dont l’immensité est sans borne, dont la pureté est imperturbable » ; de là coule le fleuve de l’huile de la joie qui réjouit la cité de Dieu, et le torrent d’une force brûlante ; torrent, dis-je, de la volupté divine où, abreuvés d’une joyeuse ivresse, les célestes convives jubilent l’hymne éternelle.

Répands sur nous l’huile sacrée et réconforte par les eaux désirables de ce torrent la gorge de nos cœurs assoiffés ; ainsi, au milieu des cris de joie et d’actions de grâces, nous chanterons les cantiques de louange, reconnaissant par expérience qu’auprès de toi est la source de la vie, dans ta lumière nous voyons la lumière.

La fin de tous nos désirs est la béatitude « état de la réunion de tous les biens ». Personne ne peut parvenir à un tel état sans l’union ultime en celui qui est source et origine des biens tant naturels que gratuits, tant corporels que spirituels, tant temporels qu’éternels. Et c’est Celui qui dit de lui-même : Je suis l’alpha et l’oméga, le principe et la fin ; car, comme tout a été produit par le Verbe proféré éternelle­ment, ainsi tout est réparé par le Verbe uni à la chair, tout est élevé et achevé ; c’est pourquoi Jésus est dit vraiment et proprement Jésus, car aucun autre nom n’est donné sous le ciel aux hommes par lequel on puisse obtenir le salut.

Croyant donc en toi, fin de toutes choses, espérant en toi et t’aimant de tout mon coeur, de tout mon esprit, de toute mon âme, de toutes mes forces, je me transporte en toi, Jésus tant désiré, car toi seul me suffis, toi seul me sauves, toi seul es bon et suave pour ceux qui te cherchent et aiment ton nom. « Car, mon bon Jésus, tu es le rédempteur de ceux qui sont perdus, le sauveur de ceux que tu rachètes, l’espoir des exilés, la force de ceux qui peinent, la consolation des esprits anxieux, la couronne et le trône impérial de ceux qui triomphent, la récompense unique et la joie de tous les citoyens du ciel, l’illustre Fils du Dieu suprême, le fruit sublime du sein virginal, la fontaine merveilleuse de toutes grâces, de la plénitude duquel nous avons tous reçu.» (saint Bonaventure, extraits de l’Arbre de Vie).

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