En ce 8 mai 2022, sœur Belinda-Mary, a pris l’habit de l’Ordre.  Sour Belinda a déjà derrière elle une longue route, à la suite du Christ et de son Évangile, une route qu’elle a parcourue avec les Sœurs contemplatives de Saint-Jean. Quelques-unes d’entre elles étaient présentes afin d’entourer leur sœur dans cette nouvelle étape de sa vie. Comme toujours, la Fraternité Annonciade, Chemin de Paix, était bien représentée. La cérémonie a été présidée par l’évêque du lieu, monseigneur Dominique blanchet, entouré d’un frère de Saint-Jean et de l’aumônier du monastère.

Habit nouveau, nom nouveau. Notre sœur a choisi de s’appeler : sœur Marie du Bel Amour.  Elle nous donne la joie de redécouvrir une fête franciscaine, qui se célèbre le 8 octobre : Notre-Dame de Belle Dilection ou du Bel Amour.  En voici un rapide historique.

Peu après la fondation de leur monastère – en février 1648 – les capucines de Mons accueillent une postulantes ayant dans ses bagages une peinture qui est une représentation assez médiocre d’une Vierge de Rubens. La Vierge porte l’Enfant Jésus dans ses bras, le serrant sur son cœur. D’abord reléguée dans quelque débarras, une sœur l’en retire et l’encadre.

Une novice, sœur Claire, dit un jour à la supérieure que ce tableau n’est guère beau mais s’en repent aussitôt, se disant en elle-même que la qualité d’une œuvre ne doit pas influencer la dévotion due à Celle qui y est représentée, à savoir, la Vierge Marie.  Alors, elle va nourrir envers la Vierge de ce tableau une profonde dévotion, l’invoque sous le vocable « Notre-Dame de Belle Dilection ».  Auprès des sœurs de sa communauté, elle va s’en faire même l’apôtre.

Quelque temps après,  elle est atteinte d’une blessure au pied qui va de plus en plus l’handicaper. Aucun traitement ne peut la guérir. La novice craint d’être inapte à la vie religieuse. Alors, elle accepte une opération qui va la mettre aux portes de la mort.  Elle s’en sort mais reste infirme. Il est alors décidé de la renvoyer dans sa famille.  En vue de ce retour, les médecins lui confectionnent une botte de cuir pour enfermer et soutenir sa jambe malade.

Avant de quitter le monastère, en octobre 1649, sœur Claire confie à Notre-Dame de Belle Dilection toute sa peine de devoir quitter la vie religieuse. C’est au cours de sa prière  que le miracle se produit. Petit à petit, toute douleur disparaît. Elle sent qu’elle est guérie. On lui retire sa botte de cuir. On ne peut que constater sa guérison. En 1650, un acte officiel est dressé par les vicaires généraux de Cambrai signifiant que la guérison de sœur Claire doit être attribuée à Notre-Dame de Belle Dilection. Par la suite, d’autres miracles ont lieu. Le culte envers cette Vierge se propage et va traverser les vicissitudes de l’histoire.  Actuellement,  cette  Vierge est proposée à la vénération des ficèles dans la chapelle des Capucins de Mons.

Un passage du Livre de l’Ecclésiastique donne à cette fête son fondement scripturaire. On peut en effet y lire ce passage : « Je suis la mère du bel amour, de la crainte, de la connaissance et de la sainte espérance. En moi est toute grâce de doctrine et de vérité, en moi est tout espoir de vie et de force etc. »

Dilection, un mot cher à sainte Jeanne. Ne voulait-elle pas que son Ordre soit fondé sur la dilection spirituelle, c’est à dire sur ce bel amour qu’est Dieu Trinité ? Et que ce bel amour s’épanouisse en charité fraternelle ?  Alors, merci à sœur Marie du Bel Amour de nous rappeler ce qui fait le cœur de notre vocation.

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