« L’obéissance doit être prompte et docile. Cela veut dire que nous ne pouvons accomplir ce qui nous est commandé avec tristesse, ni inattention, ni délai. Le délai fait perdre le mérite de l’obéissance, quand bien même on obéirait plus tard. (…) en obéissant on ne fait que son devoir : depuis que nous nous sommes librement obligés à obéir, nous ferions un péché en refusant d’obéir et en méprisant le commandement du supérieur » (Bx P. Gabriel-Maria).

Qui pourrait oublier l’incendie de Notre-Dame de Paris ? Sans une obéissance prompte et docile  entre les sapeurs pompiers qui sont intervenus sur ce sinistre mémorable, la Cathédrale ne serait que cendre aujourd’hui !

En creusant  le sens étymologique des deux adjectifs employés par le Père Gabriel Maria, le chemin qu’il nous trace se révèle très profond. La docilité en effet signifie se laisser enseigner tandis que la promptitude exprime l’idée de proximité entre la parole reçue et sa mise en œuvre dans et par  les actes. En écrivant ces lignes me vient à l’esprit la figure de Saint Joseph qui se laisse instruire et guider par l’ange dans sa mission au service de L’enfant Jésus et de sa mère et met en œuvre immédiatement  la Parole reçue : « une fois réveillé, Joseph fit comme l’Ange du Seigneur luis avait prescrit »(Mt1, 24)  « L’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph  et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuit Egypte ; et restes-y jusqu’à ce que je te dise…. » Il se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Egypte » (Mt 2, 13-14) « Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Egypte et lui dit : »Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d’Israël ; car ils sont morts ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »Il se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, et rentra dans la terre d’Israël » (Mt 2, 19-21)

A l’heure de la Passion de Jésus, nous constatons au contraire que ses disciples  ne le suivent plus : tous ses amis se tenaient à distance (Lc 23, 49) et « Pierre l’avait suivi de loin jusqu’à l’intérieur du palais du Grand Prêtre (Mc 14, 54) Et, l’abandonnant, ils prirent tous la fuite (Mc 14, 50) A partir du moment où les disciples  perdent la disposition de celui qui  se laisse enseigner et cette proximité dans leur suite du Christ, ils finissent par abandonner ou renier celui avec qui ils étaient depuis le commencement au bord du Jourdain. Observons aussi que dans ces deux qualités de l’obéissance soulignées par le Père Gabriel Maria confrontées aux divers exemples ci-dessus, il est à chaque fois question de vie ou de mort. Mes lenteurs et mes surdités dans cette écoute de Dieu et dans cette suite du Christ m’éloignent de la source de la  Vraie Vie. Rien d’étonnant à cela puisque Jésus lui-même qui est La Vie, est le véritable obéissant. En lui il n’y a absolument  aucune distance entre  la Parole et l’agir puisqu’il est La Parole en acte. Il est aussi celui qui se laisse enseigner sans se dérober aucunement.

« Recherchons donc ce qui contribue à la paix, et ce qui nous associe les uns aux autres en vue de la même construction » (Rm 14, 19) Nous sommes tous dépendants les uns des autres. Nul ne se suffit à lui-même. Dans cette obéissance prompte et docile je me tourne vers l’autre et j’entre en relation avec autrui  pour construire ensemble. Et dans cette construction commune en cet esprit d’écoute réciproque, chacun se construit lui-même. Et plus la construction commune avance, plus chacun se réalise  pleinement. Alors que hors de cette obéissance les personnes se détruisent  dans la même mesure que la communion se défait. Sans cette obéissance qui est écoute de l’autre et accueille de l’autre je m’engage dans une voie stérile  qui n’ira jamais très loin. Comment par exemple un orchestre pourrait-il interpréter une œuvre si chacun des musiciens n’entre pas dans une écoute des autres et ne suit pas avec docilité et promptitude la direction du chef d’Orchestre ? Le chef d’Orchestre lui non-plus ne peut rien faire sans tenir compte de chacun de ses musiciens, de l’œuvre qui va être interprétée et sans écouter l’ensemble. Si chacun se replie sur la seule partition qu’il a devant le nez et se concentre uniquement sur les  lignes  qui concernent  son instrument, la cacophonie est assurée !

Alors si nous voulons choisir le chemin de vie, engageons nous à l’exemple du Christ, dans cette écoute qui se laisse instruire et qui met en œuvre sans délai dans le concret des actes. Bonne année 2023 à tous

Sœur Marie de l’Annonciation OVM

A noter dans vos agendas :

Prochaine  rencontre de l’Ecole de prière pour tous : vendredi 27 janvier 2023 de 20 h 00 à 21 h 30 à l’église du monastère  de l’Annonciade – 91 rue du pavé de Grignon 94320 Thiais

Prochaine rencontre du Parcours Magnificat pour les jeunes femmes qui s’interrogent sur la vie consacrée : le samedi 11 février 2023 de 10 h 00 à 14 h 00 au monastère  de l’Annonciade – 91 rue du pavé de Grignon 94320 Thiais

Prochain week-end au monastère pour les jeunes adultes :

Le 25-26 mars 2023

Pour plus d’information sur toutes ces propositions contacter

smannonciation@gmail.com

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