La fête de sainte Jeanne 2023

Eh oui, nous n’avons pas fait de compte-rendu de la fête de sainte jeanne cette année !!

2021 et 2022 ont été années de pandémie, et comme partout, pas d’invitations, de fêtes ouvertes au public. Mais cette année, les portes sont ouvertes. Monseigneur a accepté de venir célébrer avec nous cette fête, pour la plus grande joie des amis. Jolies invitations, menu tout prêt. Mais, tiens ! la semaine antérieure, une sœur fait une grosse grippe. Banal. Et quelques jours plus tard, une autre semble prise elle aussi… Peut-être faire un test avant d’envoyer les invitations ? (tout part d’ici par Wathsapp maintenant).. et voilà qu’il est positif ! Nous prévenons monseigneur. « Je réserve le samedi suivant, pas de problème. »

Oui, mais… une autre a de la fièvre, et une autre, et… non, pas possible d’inviter avec le Covid dans la maison ! Nous avons donc dû décommander la seconde date de monseigneur, et nous attendrons des jours meilleurs, « Si Dieu veut » (une formule employée constamment ici « Si Dios quiere »), ce sera pour 2024 !! Rassurez-vous, cela n’a été grave pour personne, fièvre et toux pour 8 sur 10, isolement de 8 jours ou un peu plus pour chacune, mais rien de grave, comme tant d’autres ont pu l’expérimenter !

Visite de Monseigneur Carballo à la Vie religieuse du Costa Rica

Au mois de février, Monseigneur J. R. Carballo, secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée à Rome, est venu à la rencontre de la Vie Consacrée qui est au Costa Rica. Une journée pour les religieux et religieuses de vie apostolique, réunis à la Basilique Notre Dame des Anges le 15 février, et le 16, une matinée pour les moniales, chez les sœurs de Marie Auxiliatrice, au sanctuaire de sœur Marie Romero.

Quoique « neuve » au Costa Rica, la vie monastique était bien représentée, une cinquantaine de moniales de toutes les communautés et nationalités, même les bénédictines qui ne sont plus que 5 et qui veillaient une sœur à l’agonie, des clarisses guatémaltèques, justement de passage pour une réunion fédérale ici, ou des carmélites nicaraguayen­nes, de visite au Costa Rica, sans doute comme beaucoup d’autres religieuses, cherchant où se replier à cause de la situation politique du pays, comme ce vient d’être le cas pour les sœurs de Mère Térésa, les trappistines ou les sœurs contempla­tives de la Croix, et tout dernièrement une communauté de clarisses.

Ce fut une rencontre très fraternelle, dans un climat de grande simplicité. Au programme, bien sûr, la mise en application de Cor Orans. Après un exposé de Monseigneur, chacune a pu poser ses questions, soulever les difficulté rencontrées… Il semble que Monseigneur lui-même ait apprécié ce climat. Pour nous moniales, une première occasion de se rencontrer « toutes » (l’organisation d’un Service des Moniales est encore très loin dans les mentalités !).

Nos sœurs du Guatemala

Dernier rameau de la famille Annonciade, les « Sœurs de l’Annonciation » du Guatemala ne font pas beaucoup parler d’elles. Elles célèbrent cette année le 60è anniversaire de l’arrivée des premières sœurs belges (de Huldenberg). Elles nous ont fraternellement invitées à la célébration de cet événement, le 25 mars.

Les sœurs de Huldenberg ne peuvent plus venir au Guatemala, alors, nous avons accepté cette invitation comme signe de communion entre nos deux branches… seules dans la grande Amérique.

Nos sœurs sont désormais toutes guatémaltèques, originaires du sud-est du pays, la région Ch’orti, où nos sœurs de Huldenberg ont œuvré durant plus de 50 ans et ont laissé un grand apport missionnaire, humain et religieux.

« Que pouvons-nous vous apporter, d’utile ou agréable ? » la réponse avait fusé : tout ce que vous avez sur la spiritualité annonciade… en espagnol, bien sûr !

Vite, au travail, nous aussi, nous sommes un peu pauvres à ce niveau, les traductions prennent beaucoup de temps ! chacune a reçu les « 10 Maries », un livret pour mieux connaître et prier sainte Jeanne, les dépliants élaborés petit à petit ici par les jeunes en formation pour faire connaître la spiritualité, etc. Chaque communauté, une vidéo sur la vie de sainte Jeanne, et la dernière traduction de la Règle, envoyée à Rome l’an dernier pour approbation.

Mais à vrai dire, dans chaque communauté rencontrée (six sur les neuf que compte la congrégation aujourd’hui), nous avons trouvé au moins une statue de sainte Jeanne à la chapelle, une prière, une allusion aux dix Vertus ou à l’imitation de Marie… Merci, nos sœurs belges !

Bien sûr, nos sœurs nous ont menées sur la tombe de sœur Ria, l’unique sœur belge qui a eu la grâce, selon son désir de mourir au Guatemala, le… 4 février 2018 !

Mais des photos des autres sœurs belges se trouvent partout aussi, signe de la grande affection et reconnaissance que porte la nouvelle génération envers celles qui ont évangélisé leur terroir, et leur ont communiqué la vie religieuse.


Ces journées festives se sont bien sûr terminées sur la tradiitonnelle photo de famille.

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